Il y a des soirs où l’Allianz Riviera se souvient qu’elle peut être un volcan. Ce vendredi 30 octobre, en ouverture de la 9e journée de Ligue 1, l’OGC Nice a étrillé le Stade Rennais, pourtant deuxième du championnat au coup d’envoi : 5-2, avec un triplé d’Elye Wahi et un match plein de Jonathan Clauss. Le compte rendu complet est à lire sur Maxifoot.
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Wahi lance la soirée, Rennes répond, puis craque #
Le scénario s’est dessiné très tôt. Dès la 11e minute, Elye Wahi ouvre le score sur penalty et confirme sa forme du moment, lui qui avait déjà marqué le week-end précédent lors de la victoire niçoise à Brest (2-1), comme le rappelait DAZN en avant-match.
Rennes, qui restait sur un net succès 3-0 contre Strasbourg, répond du tac au tac : à la 15e, Szymanski égalise de la tête sur un centre de Nagida. On se dit alors que le deuxième de Ligue 1 va dérouler. C’est tout l’inverse qui se produit.
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À la 35e, Rongier accroche Jonathan Clauss dans la surface ; Wahi transforme son deuxième penalty de la soirée. Et juste avant la pause, au bout du temps additionnel de la première période, Clauss conclut une talonnade géniale de Wahi d’une frappe en pleine lucarne. 3-1 à la mi-temps, et un stade debout — un but salué jusque chez Foot Mercato, qui a parlé d’un « joli but du break ».
Amoura enfonce le clou, Wahi s’offre le triplé #
Au retour des vestiaires, Nice ne lève pas le pied. À la 52e, Amoura alourdit la marque d’une frappe du gauche. Rennes réduit l’écart par Dia, sur penalty à la 58e, mais l’espoir breton fait long feu : à la 73e, servi par Hein, Wahi signe son troisième but de la soirée et scelle le 5-2.
La soirée aurait même pu être plus large encore : un but de Nagida a été refusé pour hors-jeu, et Al-Tamari a manqué une grosse occasion en première période. En face, le jeune Lemaître, titularisé dans les buts rennais à la place de Brice Samba, forfait, a vécu un baptême du feu cruel.
Un exploit sans Witsel, face au Rennes de Haise #
Ce qui donne encore plus de relief à la performance niçoise, c’est le contexte. Le Gym était privé de son capitaine Axel Witsel, comme l’annonçait Nice-Matin avant la rencontre. Et en face se dressait le Stade Rennais de Franck Haise, deuxième avec 16 points, à une seule longueur du PSG avant cette journée.
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Rennes se présentait certes diminué — son avant-centre Estéban Lepaul, meilleur buteur du championnat avec 7 réalisations, était forfait sur blessure, tout comme Samba —, mais rien ne laissait présager une telle démonstration. Dixième avec 11 points au coup d’envoi, Nice grimpe à 14 points et s’offre une deuxième victoire consécutive, la plus éclatante de sa saison.
Petite particularité du calendrier : cette affiche avait été avancée au vendredi 30 octobre, comme l’avait annoncé Eurosport en début de semaine, avec un coup d’envoi à 19 heures diffusé sur Ligue 1+. Les spectateurs du vendredi soir n’ont pas regretté le déplacement.
Ce que ce match change pour les deux équipes #
Pour Nice, ce succès ressemble à un déclic. Après un début de saison en dents de scie, l’équipe enchaîne enfin : la victoire arrachée à Brest trouvait ce vendredi un prolongement spectaculaire, dans le jeu comme au tableau d’affichage. Le duo Wahi-Clauss, buteur et passeur-provocateur de penalty, a montré un niveau de complicité qui rappelle les grandes soirées azuréennes.
Pour Rennes, la soirée est doublement douloureuse. Au-delà du score, les Bretons manquent une occasion en or de mettre la pression sur le PSG, large vainqueur au Havre (5-1) au même moment. L’absence de Lepaul a pesé lourd dans la surface adverse, et la charnière a souffert face à la vitesse des attaquants niçois.
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Et maintenant ?
À l’Allianz Riviera, on savoure, et on espère que ce match référence lancera la saison. Les chiffres d’avant-match rappelaient que Nice restait solide à domicile ; il faudra désormais confirmer loin de ses bases, là où le Gym a longtemps peiné cet automne. Mais un 5-2 contre le deuxième du championnat, avec un triplé de son avant-centre et un public en fusion en plein week-end de la Toussaint, voilà exactement le genre de soirée qui peut faire basculer une saison du bon côté.




